Nom des exploitants

Mathilde Thiollet

Nom de l’exploitation

SAFR'Aromes


Type de production

Safran, graines et plantes aromatiques

Ville

Assais - Deux-Sèvres (79)


Département

Deux-Sèvres (79)

Date de notre dernière visite

07/05/2020


Score pilier agro-écologique

81

Score pilier socio-territorial

63

Dans la plaine d’Airvault, au nord des Deux-Sèvres, entre la Gâtine et le Bocage Bressuirais, Mathilde Thiollet exploite, à deux pas de la Vienne, trois sites pour sa production de safran artisanale et ses fleurs fraîches. Depuis trois ans, la safranière est située sur un ancien pré à vaches. Pour ses fleurs, son mari, agriculteur, lui a fait une place sur un ancien terrain viticole et son beau-père, un bout de son jardin… 

Le safran, très saisonnier, est une activité complémentaire pour Mathilde qui a déjà un agenda bien rempli. En plus de faire pousser des plantes aromatiques, elle est formatrice en informatique pour les agriculteurs et depuis peu, préleveuse pour un laboratoire d’analyses de sols. 

 

Histoire

Mathilde a toujours eu dans un coin de sa tête l’idée d’exploiter du safran. Il y a trois ans, elle a cherché des conseils et a découvert un monde très fermé, jusqu’à ce qu’elle rencontre Samuel de Smet, qui lui a ouvert ses portes, a bien voulu échanger sur sa production et lui a vendu les premiers bulbes de cette précieuse fleur. Mathilde reprend alors ses études au lycée agricole pour une formation de six mois sur les plantes aromatiques et médicinales. Aujourd’hui, elle plante toutes sortes de thym, de la sarriette, de la sauge, de la lavande, des coquelicots, mais aussi des graines, comme de la chia et du pavot. A la ferme, Mathilde s’est installée un atelier de séchage naturel sous les toits pour ses plantes aromatiques.

Les secrets de production 

Pour extraire le safran, Mathilde cultive la fleur de crocus sativus et cueille toute la fleur, souvent le matin de bonne heure, à l’aide d’une lampe torche, pour éviter que la rosée ne l’abime. Après la récolte, les fleurs sont posées sur de grands draps blanc en coton pour l’émondage : il faut ouvrir la fleur et couper le pistil. L’équipe peut alors monter jusqu’à 8 personnes pendant deux jours. Le safran est rare et cher: et pour cause ! Il n’y a qu’une récolte dans l’année, entre le 1er octobre et le 15 novembre. Sa récolte annuelle ? 170g, pour un terrain de 350m2. 

  

Le choix de Bonjour Le Bon

Une reconversion réussie! Mathilde est une jeune femme pleine d'énergie, passionnée par les plantes et qui nous a époustouflés par son ardeur au travail et sa combativité. Elle foisonne d'idées nouvelles sans jamais perdre la qualité dans tout ce qu'elle touche. 

À la rencontre des producteurs

Mathilde Thiollet nous répond :

 

Votre vision du métier aujourd’hui  

Je ne suis pas pour une agriculture 100% bio, j'aime mes plantes et je veux pouvoir les soigner. Je suis pour une agriculture raisonnée qui utilise ses connaissances !

 

Votre plus grande Fierté 

Réussir cette aventure !

 

Vos challenges 

La commercialisation ! Avoir un panel de fleurs assez large pour répondre à la demande. On me challenge en permanence en me demandant toujours des nouveautés. Aujourd’hui, je produis aussi des graines et des fleurs fraîches. En fait, il faut toujours se remettre en question pour s’adapter.

3 questions sur votre calendrier 

Quel est votre rythme au fil des saisons : Aux beaux jours, il y a la plantation, le semis, le désherbage et le nettoyage, et en hiver, la préparation, et le travail au séchoir, où j’effeuille les plantes et je prépare les emballages.

 

Nombre de jours de travail sur l’année ? Je prends deux semaines ½ de congés par an au printemps et en août.

 

Votre moment préféré de la journée ? Quand je suis en production, tôt le matin, et que je croise des animaux sauvages.

 

Et si on vous demandait…

Votre passion : Les plantes!

Si vous aviez 90 ans que diriez-vous aux plus jeunes : Profitez de la vie!

Découvrir les produits de ce producteur