Qu'est-ce que l'agriculture durable ?

Qu'est-ce que l'agriculture durable ?

Développement satisfaisant des besoins du présent sans compromettre la capacité des générations futures à satisfaire aux leurs. Écologiquement saine, socialement équitable et économiquement viable.

Nous travaillons en étroite collaboration avec un Comité scientifique pluridisciplinaire composé de chercheurs, d'enseignants-chercheurs et d'ingénieurs de différents instituts techniques. Depuis 1998, ils ont élaboré une méthode nommée IDEA (Indice de Durabilité des Exploitations Agricoles) qui permet de rendre compte aux agriculteurs des performances de leur exploitation sur les 3 dimensions qui définissent la durabilité. 

Logo IDEA

Les 3 fondamentaux de la durabilité

Le pilier agroécologique : les bases du label BIO

Ce pilier vise à qualifier les agro-écosystèmes en fonction de leur capacité à produire tout en préservant les ressources naturelles et la santé des systèmes agricoles. Les exploitations en agriculture Bio seront ici très bien notés mais pas que... des exploitations conventionnelles qui ont fait évoluer leurs pratiques vers plus de durabilité seront aussi très bien notées. 

A ce titre, nous allons favoriser :

  • La diversité génétique et d’espèces dans l’agro-écosystème,
  • Le recyclage des flux minéraux et énergétiques,
  • La réduction de la consommation des ressources.

Nous attachons une grande importance au fait de :

  • Pouvoir continuer à produire dans le futur dans de bonnes conditions en préservant les moyens de production essentiels,
  • Limiter l’usage des produits dangereux pour l’homme et les écosystèmes.

Mais nous ne pouvons pas nous satisfaire que de ce pilier. L'agriculture biologique en est la preuve et ne répond pas à toutes nos exigences. Acheter du bio qui provient d'Argentine ou de tout autre pays, est-ce durable?

Le pilier social – sociétal - territorial : non audité par le label BIO mais pourtant si essentiel aujourd'hui

Ce pilier s’attache à caractériser la contribution de l’exploitation à la durabilité des territoires et des collectivités auxquelles elle appartient. Autrement dit, nous mesurons la participation de l’agriculteur au développement du territoire, au respect du bien-être animal, et à la qualité des denrées produites.

A ce titre, nous allons nous attacher à évaluer :

  • La vivabilité à l’intérieur de l’exploitation (l’exploitant dans sa vie professionnelle et personnelle),
  • La durabilité étendue au territoire local (économie, emploi, patrimoine local et régional),
  • La durabilité étendue au reste du monde (bien-être animal, alimentation saine).

Nous favoriserons donc des exploitations qui :

  • Contribuent par leur production à l’alimentation qualitative de la population,
  • Tissent des liens avec leur territoire, participent à son aménagement et à son développement économique pour le rendre plus attractif,
  • Assurent de bonnes conditions de travail à l’exploitant comme aux salariés,
  • Ont conscience des impacts sociaux de l’exploitation et s’engagent dans leur réduction.

Nous répondons ici aux questions que vous vous posez sur les questions sociétales importantes. 

Le pilier économique : fondamental quand on parle de durabilité dans le temps

Ce pilier de la performance économique globale de l’exploitation s’attache à évaluer :

  •  La rentabilité, la solvabilité, l’endettement et le revenu,
  •  La qualité de la relation entre l’exploitant et son environnement économique,
  •  La projection de l’entreprise à long terme.

Nous favoriserons donc des exploitations qui :

  • Conservent leur liberté d’action vis-à-vis des autres acteurs économiques (fournisseurs, clients) en maîtrisant les risques,
  • Assurent la pérennité de l’activité agricole sur le territoire,
  • Contiennent leur impact sur les ressources en étant efficaces et sobres dans leur utilisation,
  • Sont viables, mais manquent de débouchés pour vendre leur production à un juste prix et ainsi améliorer leur durabilité économique.

 

Comment évaluons-nous nos producteurs ?

L’évaluation de nos fermes se fait en plusieurs étapes et dure plus de 2 jours en tout :

  • Une première visite permet de faire connaissance, de valider des prérequis indispensables tels que l’usage non systématique des produits phytopharmaceutiques ou vétérinaires, d’apprécier l’état général de l’exploitation, ainsi que l’état d’esprit de l’agriculteur.
  • Une deuxième visite consacrée à l’évaluation menée par notre ingénieur en agriculture, ainsi que par un vétérinaire quand il y a un élevage. Cette évaluation s’appuie sur un questionnaire de plus de 26 pages et sur un tableur de plus de 1200 lignes issus des travaux de recherche sur la durabilité.
  • Un compte rendu est envoyé à chaque producteur afin de l’impliquer dans une démarche d’amélioration continue. Il peut ainsi se jauger, évaluer ses pratiques et dégager des axes d’amélioration. Ce document est aussi présent dans la traçabilité produit.

Chaque pilier obtient un score sur une base de 100 qui permet à chaque producteur de mesurer ses acquis et de visualiser les points d’amélioration. Seules les fermes qui ont obtenu un minimum de 50 sur chaque pilier sont sélectionnées. Ce score de référence à 50 est exceptionnel et garantit des bonnes pratiques qui définissent un coût écologique très faible (autosuffisance alimentaire, polyculture, bien-être animal, durée de production optimale…). C’est comme si vous alliez tous les jours manger dans des restaurants étoilés !

Tous les 2 ans, une ré-évaluation complète sera effectuée afin de constater les efforts effectués et de revoir les scores. Pour valider de manière factuelle le score en agroécologie, un protocole qualité strict de contrôle de résidus sur plus de 500 matières actives sera effectué et permettra de garantir la sécurité des produits livrés.