Nom des exploitants

Guy Sarrazin

Nom de l’exploitation

Michel Sarrazin et Fils


Type de production

Producteur de Vins de Bourgogne

Ville

Givry - Saône-et-Loire (71)


Département

Saône-et-Loire (71)

Date de notre dernière visite

20/11/2020


Score pilier agro-écologique

En cours

Score pilier socio-territorial

En cours

Histoire

 

Guy et Jean-Yves Sarrazin ont repris l’exploitation familiale en Bourgogne, à Charnailles, petit hameau de la côte chalonnaise, à 30 km au sud de Beaune. Situé au cœur du village, le Domaine remonte au 17e siècle et est adossé au vignoble de Givry. Michel Sarrazin, a repris la suite de ses parents en 1964 et a commencé la mise en bouteille au domaine. Ses fils, Guy et Jean-Yves, se sont installés respectivement en 1986 et 1992. Aujourd’hui, le domaine compte 39 hectares parcellaires morcelés et différentes appellations. Le Domaine défend la culture raisonnée pour sa production de Bourgogne Aligoté, Bourgogne Côte Chalonnaise rouge, Crémant de Bourgogne Blanc et Rosé, Givry 1er Cru Blanc et Rouge.

  

Les secrets de production

« Il n’y a pas de secret, c’est du travail ! Il faut mener ses vignes soigneusement et régulièrement pour avoir des fruits avec de belles maturités et beaux équilibres, la base de tous les très bons vins. Et pour cela, on est une équipe, une douzaine avec moi et mon frère. On utilise les moyens techniques d’aujourd’hui, car les innovations nous intéressent. Notre but est d’avoir de beaux raisins, mais en lutte raisonnée. Mais il faut savoir s’adapter. Par exemple, on fait de l’effeuillage manuel, on trouve que c’est mieux que la manière mécanique, car ça ne blesse pas les grappes. Pour la culture des sols, on laboure, mais si on a un printemps trop humide, on peut utiliser des désherbants chimiques. Par contre, ce n’est pas le cas chaque année et pas systématiquement », explique Guy Sarrazin.

À la rencontre des producteurs

Guy Sarrazin nous répond: 

 

Votre vision du métier aujourd’hui 

Je crois beaucoup en la valorisation de l'origine des produits. Cela a beaucoup de sens et peut répondre aux besoins des consommateurs. Il existe une agriculture à deux vitesses : une grande consommation industrielle et de l’autre la valorisation de la qualité et du terroir.

 

Votre plus grande fierté

On est des paysans, on ne se pose pas ce genre de questions. Notre souci c’est de faire du bon vin, même les années les plus délicates, avoir une belle qualité, réussir un millésime même quand c’est difficile. On croit beaucoup à la valeur travail et notre fierté vient de là. 

Vos challenges

Le consommateur demande de plus en plus de qualité, cela veut dire qu’il faudra être capable d’être meilleur encore demain. Ce n’est pas parce qu’on est bon aujourd’hui qu’on le sera encore demain. Il faut qu’on soit capable de mettre en application les exigences écologiques mais ce n’est pas si simple. Tout le monde veut des résultats mais personne ne veut pas savoir comment on va y arriver… Et pour nous, tout l’enjeu est là. La démarche d’aller au plus près du consommateur nous intéresse. 

Après, il y a des grosses contradictions du côté du consommateur aussi. Personne ne se demande si le Coca est bio, mais on sait que le coca se vend, quoiqu’il arrive… 

 

3 questions sur votre calendrier 

Quel est votre rythme au fil des saisons? Nous sommes polyvalents, même si mon frère, Jean-Yves, est plutôt dans la vigne et moi plutôt côté cave. Au cours de l’année, on suit la plante, on commence à tailler, de novembre à mars, puis viennent les premiers travaux en vert au printemps, le débourrage et l’ébourgeonnage. En parallèle, il faut continuer à s’occuper du vin à la cave. Au Domaine, la mise en bouteille se fait au fur et à mesure tout au long de l’année, quand le vin est prêt, et pas une fois dans l’année comme certains vignerons. L’ensemble de l’exploitation demande du travail tout au long de l’année. 

 

Nombre de jours de travail sur l’année? On est tout le temps au travail, on prend 3-4 semaines de vacances par an, mais jamais 15 jours d’affilée. 

Moment préféré de la journée? Je préfère le matin… On a l’espoir de faire plein de choses. Le soir, on a le regret de ne pas avoir fait tout ce qu’on voulait.

 

Et si on vous demandait…

Votre dicton ou adage: La vie mérite d’être vécue. Il faut vivre chaque jour pleinement. 

Votre passion: La montagne

Si vous aviez 90 ans que diriez-vous aux plus jeunes: Il y a plein d'avenir dans la vie!

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