Nom des exploitants

Eric Martin

Nom de l’exploitation

La Magnanerie


Type de production

Olives et Huiles d'Olive

Ville

Orgnac l'Aven


Département

07

Date de notre dernière visite

22/05/2020


Score pilier agro-écologique

86

Score pilier socio-territorial

66

Histoire

 

Eric Martin fait partie de la cinquième génération à exploiter les terres familiales cévenoles. Avec le grand gel de 1956, son arrière-grand-père perd la majorité de ses oliviers. Son grand-père et son père font alors le choix de la polyculture, histoire de ne pas mettre toutes leurs olives dans le même panier ! Arbres fruitiers, abricots et vignes viennent compléter la production d’olive, vendue brute. Lorsqu’en 2014, son père lui pose la question de la reprise du domaine, Eric prend la décision de démissionner de son job de consultant dans les 10 minutes. « Comme tout Fils d’agriculteur, je n’ai pas été encouragé à faire le métier de mes parents. Mon père a tout fait pour m’écarter de l’agricole, même s’il avait envie de me voir reprendre la suite du métier, la sécurité était de me lancer dans une autre carrière, ce que j’ai fait dans un premier temps. Lorsque nous avons évoqué le départ à la retraite de mon père, cette question existentielle m’a interpellée. Ici, ce sont mes racines, comme celles de l’olivier. » Il quitte sa vie de grand voyageur pour s’installer au domaine et décide de développer la transformation en huile d’olive. Il fait le choix de basculer à nouveau en monoculture et s’occupe aujourd’hui de la partie agricole et de l’export, tandis que son épouse, Emilie, s’occupe du point de vente à la ferme, de la vente en ligne et aux professionnels. Cette année, le couple refait à neuf l’atelier de production.

Les secrets de production 

Diplômé d’une grande école, ex-cadre supérieur, Eric Martin porte un regard non conformiste sur ce nouveau métier qu’il a pleinement choisi. « J’ai une manière de voir les choses qui peut être un peu décalée dans ma manière de travailler. Ici, on n’avait pas de capacité de murissement exceptionnel, alors j’ai choisi une autre voie. Une huile d’olive fruitée et très précoce et des ramassages très verts. J’ai fait un benchmark sur ces huiles puissantes, amères et piquantes, sans compromis, avec énormément de caractère. 98 % des producteurs ramassent à maturité, moi je suis un des seuls à ramasser fin septembre plutôt que fin novembre. Ce qui veut dire que 100% de mes olives sont vertes. Le rendement est 50% moins important. En moyenne, il faut entre 4 et 6 kg d’olives pour un litre, alors que j’utilise 20 à 25Kg d’olives pour faire un litre d’huile. Du coup, les fruits contiennent beaucoup de polyphénols, de vitamines et de biophénols, et ça se ressent sur le côté aromatique, » explique Eric Martin.

 

Le choix de Bonjour Le Bon

nous sommes très fiers d’accueillir Eric et sa femme Emilie chez Bonjour Le Bon. Quel talent ! Ils sont à notre image, différents mais avec un parti pris unique auquel ils ne dérogent pas. Il nous rappelle également une célèbre phrase universelle : nous n’héritons pas de la terre de nos ancêtres, nous l’empruntons à nos enfants. 

À la rencontre des producteurs

Eric Martin nous répond :

 

Votre vision du métier aujourd’hui

Il faut revenir à des choses plus simples et s’adapter à la nature !

  

Votre plus grande fierté 

La Cuvée Sauvage, une de nos cuvées phares, a reçu le prix du meilleur assemblage du monde au concours international FLOS Olei à Rome en 2019. Composé d’un jury international, c’est le plus grand concours mondial d’huile d’olive. Nous avons remporté un 98/100 à ce concours, la plus haute note pour une production française et avons fini dans les 5 premiers mondiaux. Depuis, les retours en presse et commerciaux ont donné un coup de boost à notre activité.

Vos challenges : Si on a réussi une fois à un concours international, pourquoi pas deux ? Mais mes challenges sont aussi à un niveau plus personnel. Ma méthode agricole, bio certifiée, est emplie de spiritualité et de sens. Je travaille uniquement avec des plantes en décoction, des tisanes, des matières naturelles, sans risque toxicologiques pour les arbres. Et ça marche. Le concept est de soigner les plantes par les plantes, avec de la phytothérapie, en minimisant le travail du sol.

 

3 questions sur votre calendrier :

Quel est votre rythme au fil des saisons ? La taille des arbres a lieu de février à début avril, avril-mai-juin est dédié à la protection des cultures, au travail du sol, à la tonte, puis la récolte a lieu de fin septembre à fin octobre. De début novembre à mi-janvier, nous gérons les commandes, puis de janvier à juin avec les ventes aux particuliers pour l’été. Il y a aussi la comptabilité, la gestion du site internet… Nous ne sommes que deux, avec mon épouse, à l’année, avec des renforts commerciaux et pour la récolte.

Nombre de jours de travail sur l’année ? Je fais une pause le dimanche après-midi, des fois le dimanche matin. Je prends une semaine par an en fractionné, 3 jours maximum à la suite. Nous avons des enfants en bas âge et notre boutique est ouverte 6 jours/7.

Votre moment préféré de la journée ? Je suis un lève-tôt, je suis premier levé et le premier dehors. J’aime le premier café de la journée, aller voir les arbres, le ciel.

 

Et si on vous demandait…

Votre dicton ou adage : Toujours se remettre en question

Votre passion : l’astronomie

Si vous aviez 90 ans que diriez-vous aux plus jeunes : Le travail et la passion sont la clé. Ne rien lâcher !

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