Nom des exploitants

Nathalie et Michaël Poirier

Nom de l’exploitation

Les Huîtres du Cayens


Type de production

Ostréiculteur

Ville

Dolus d’Oléron


Département

Charente-Maritime (17)

Date de notre dernière visite

30/10/2019


Score pilier agro-écologique

66

Score pilier socio-territorial

64

Description du lieu

La « cabane » ostréicole ressemble désormais à un gros hangar, mais le nom de ces petites structures ancestrales est resté pour évoquer les QG des producteurs de l’île d'Oléron. Entouré des bassins, appelés ‘claires’, d’anciens marais salants, le lieu permet de travailler confortablement à l’abri de la pluie et du soleil. Installés le long du Chenal d’Arceau, Nathalie et Michaël Poirier produisent exclusivement des huîtres naturelles à raison de 50 tonnes par an.

Pêche huîtres naturelles du Cayens Île d'Oléron

Historique de la production

Michaël et Nathalie ont créé leur entreprise en 1992, avant de racheter l’établissement aux parents de Michael et de fusionner les deux entités. Le couple gère le circuit de A à Z, l’élevage, l’affinage et la commercialisation.

Michael Poirier pêche des huîtres naturelles à Marennes

Les secrets de production

« Il n’y a pas de secret ! La meilleure des choses est de travailler avec la nature sans trop s’aider de superflu… Notre huître est faite naturellement : elle naît et se développe naturellement, elle prend le goût de terroir, on l’aide à faire sa croissance mais c’est tout ! » explique la productrice.

Bourriches d'huîtres naturelles du Cayens

Le choix de Bonjour Le Bon

Nous ne cesserons de défendre les huîtres naturelles et ceux qui préservent ce savoir-faire. Face à la consommation de masse où les saisons et le temps n’ont plus leur place, Nathalie et Michael sont de véritables artisans ostréicoles qu’il est indispensable de valoriser. 

Transport de bourriches d'huîtres du Cayens par Michael Poirier

À la rencontre des producteurs

Nathalie Poirier nous répond…

Votre plus grande fierté

D’avoir développé et géré une entreprise comme la nôtre à l’heure d’aujourd’hui. De faire ce travail.

Une méthode ancestrale

Ici, on ne fait que de l’huître locale… Nous n’avons pas de vivier en Bretagne ou ailleurs. Nos huîtres naissent côté île Madame, et sont élevées côté Oléron. On travaille comme avant, elles sont 100% naturelles et on essaie de valoriser cela. Les méthodes de l’élevage n’ont pas changé, même si évidemment nous avons des outils plus modernes aujourd’hui pour rendre le travail moins pénible. 

Votre vision du métier

J’espère rester toujours dans la tradition mais il y a de plus en plus de gens qui veulent industrialiser le produit, ce n’est pas facile… Les huîtres triploïdes vont plus vite en croissance et dans notre cas, la rentabilité n’est pas là. J’ai peur que cela prenne de l’ampleur. Les bons produits ne sont pas valorisés car les gens ne savent pas ce qu’ils mangent…

Les 3 questions sur votre calendrier

  • Le rythme des saisons : De septembre à décembre, on trie les huîtres pour les fêtes, de janvier à avril, on trie nos huîtres une à une, elles passent toutes dans nos mains, pour le Noël d’après : elles ont alors 1 an, 2 ans, 18 mois et 30 mois. D’avril en août, on travaille beaucoup en mer, car il n’y a plus rien à l’établissement. Ça devient un autre rythme de vie, celui avec les marées et nous tournons les poches d'huîtres tous les mois. Fin juin, c’est la transhumance vers les parcs de stockage et de finition. Nous avons un salarié en permanent et 5-6 saisonniers.

  • Nombre de jours de travail sur l’année ? On s’octroie une semaine de congés au moins, voire 15 jours par an. Nous aimons bien partir à la neige en février.

  • Moment préféré de la journée : La cabane, mais au printemps, on aime bien retourner en mer.

Et si on vous demandait

  • Votre dicton ou adage : Le jour se lève pour tout le monde
  • Votre passion : La mer ! Et le bricolage
  • Si vous aviez 90 ans que diriez-vous aux plus jeunes : Courage !

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